Les Nouveaux Rebelles
Rubrique : { Agenda }, { Revue de presse }Emission “Surpris par la Nuit” sur France Culture, en deux partie :
jeudi 16 octobre 2008
Les nouveaux rebelles (1/2)
Par Anita Castiel
Réalisation : Anna Szmuc
1er volet : Nos Futurs
Si la figure du rebelle inspire autant, peut-être est-ce parce qu’elle pose constamment l’énigme de l’obéissance ou de la servitude volontaire au pouvoir. De Rimbaud au Che, elle a longtemps été associée à l’esprit romantique, engagé dans un combat noble mais « toujours » perdu d’avance.
Le nouveau rebelle rompt totalement avec ce pessimisme.
Ces deux émissions proposent de suivre plusieurs de ses actions, de faire partager leur trame poétique, décalée et innovante, de plonger dans sa vie quotidienne, les projets d’habitats coopératifs en cours …
Car le nouveau rebelle réinvente tous azimuts sa vie et plante les graines de nos vies futures, à conjuguer au pluriel, absolument.
En effet, dans sa panoplie contestataire, il dispose de nouvelles armes de destruction massive : la « tribu », l’humour, la poésie, la culture hacker (le sniper d’Internet !), la communication et les réseaux. Son maître mot ? Transparence. Tout doit pouvoir, être dit, vu dans la rue, écrit et diffusé sur Internet, dont il fait une utilisation sans retenue. Plusieurs sites, alimentés par des bénévoles qui y consacrent leur temps libre, se font l’écho de leurs luttes sociales ou estudiantines. Autrement plus efficace qu’une distribution de tracts à la sortie de l’usine ou de la fac!
Certains mettent en actes au quotidien leurs idées, notamment les partisans de la « croissance zéro » pour « sauver la planète » : recyclage systématique de tous les biens de consommation, acquittement volontaire d’une taxe pour pallier leurs émissions de CO2 (par exemple s’ils ont voyagé par avion…), actions contre la publicité.
D’autres lancent, toujours via Internet, des « flashmob », rassemblements très éphémères et surréalistes sur la voie publique aux allures de « happenings » populaires.
Parallèlement, ces nouveaux contestataires chahutent les pratiques syndicales traditionnelles. En face d’eux, les dirigeants se trouvent confrontés à des collectifs à géométrie variable, dont ils ont du mal à comprendre les motivations et les revendications, et dont les actions ont des effets ravageurs sur l’image de l’entreprise. Lorsque, chez McDonald’s, en prenant sur le comptoir son plateau garni de frites, le client dit « bon courage » au jeune en tablier rouge, c’est bien parce que « les nouveaux rebelles » y ont mené des grèves très médiatisées pour dénoncer les conditions de travail, avec des slogans chocs (« Moi, esclave moderne »)….
En compagnie de :
Hélène et Daniel Noel, organisateurs de grands dons et vivant compact. Le blog Compact France créé par Hélène Noel compact.over-blog.com
Isabelle Frémaux pour les sentiers de l’utopie à travers l’Europe
Stéphane Juguet, anthropologue libéré
Stéphane Cagnaux, directeur du festival Emergences
Pierre Emmanuel Weck, photographe des mouvements alternatifs
Les villageois du village vertical de Villeurbanne, représenté par Antoine Limouzin
Rafaelle Héliot, architecte, habitat coopératif
Et Sylvie du vide greniers de l’avenue Parmentier à Paris.
vendredi 17 octobre 2008
Les nouveaux rebelles (2/2)
Par Anita Castiel
Réalisation : Anna Szmuc
2ème volet : Désobéissance festive
Si la figure du rebelle inspire autant, peut-être est-ce parce qu’elle pose constamment l’énigme de l’obéissance ou de la servitude volontaire au pouvoir. De Rimbaud au Che, elle a longtemps été associée à l’esprit romantique, engagé dans un combat noble mais « toujours » perdu d’avance.
Le nouveau rebelle rompt totalement avec ce pessimisme.
Ces deux émissions proposent de suivre plusieurs de ses actions, de faire partager leur trame poétique, décalée et innovante, de plonger dans sa vie quotidienne, les projets d’habitats coopératifs en cours …
Car le nouveau rebelle réinvente tous azimuts sa vie et plante les graines de nos vies futures, à conjuguer au pluriel, absolument.
En effet, dans sa panoplie contestataire, il dispose de nouvelles armes de destruction massive : la « tribu », l’humour, la poésie, la culture hacker (le sniper d’Internet !), la communication et les réseaux. Son maître mot ? Transparence. Tout doit pouvoir, être dit, vu dans la rue, écrit et diffusé sur Internet, dont il fait une utilisation sans retenue. Plusieurs sites, alimentés par des bénévoles qui y consacrent leur temps libre, se font l’écho de leurs luttes sociales ou estudiantines. Autrement plus efficace qu’une distribution de tracts à la sortie de l’usine ou de la fac!
Certains mettent en actes au quotidien leurs idées, notamment les partisans de la « croissance zéro » pour « sauver la planète » : recyclage systématique de tous les biens de consommation, acquittement volontaire d’une taxe pour pallier leurs émissions de CO2 (par exemple s’ils ont voyagé par avion…), actions contre la publicité.
D’autres lancent, toujours via Internet, des « flashmob », rassemblements très éphémères et surréalistes sur la voie publique aux allures de « happenings » populaires.
Parallèlement, ces nouveaux contestataires chahutent les pratiques syndicales traditionnelles. En face d’eux, les dirigeants se trouvent confrontés à des collectifs à géométrie variable, dont ils ont du mal à comprendre les motivations et les revendications, et dont les actions ont des effets ravageurs sur l’image de l’entreprise. Lorsque, chez McDonald’s, en prenant sur le comptoir son plateau garni de frites, le client dit « bon courage » au jeune en tablier rouge, c’est bien parce que « les nouveaux rebelles » y ont mené des grèves très médiatisées pour dénoncer les conditions de travail, avec des slogans chocs (« Moi, esclave moderne »)….
En compagnie de :
Laurence Allard et Olivier Blondeau, auteurs de Devenir Media éditions Amsterdam
Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould auteur des Nouveaux militants, éditions les petits matins
Stéphane Hugon, responsable du groupe de recherche sur la technologie et le quotidien, université Paris V
Christophe Bruno, artiste. A partir du 21 octobre et jusqu’au 5 avril 2009 il présente Le dadamètre au Jeu de Paume à Paris
Arnaud Contreras, créateur nomade. A notamment filmé des manifs de droite et la saga du pavé en mousse
Hédi Zammouri, sociologue

Avec presque les memes reflexes d’humour, de paradoxes, d’attentats médiatiques, les situationnistes voyaient arriver l’Abondance.
L’Abondance est là (Ok encore moins bien répartie) mais le système la nie.
1 - pour ne pas partager
2 - parce vivre dans la crise, c’est être transformé en demandeur …..d’emploi, de subventions, de sauvetage d’entreprises, d’aide…. C’est vivre dans le ressentiment.
D.W