Les Nouveaux Militants

Le site du livre “Les Nouveaux Militants”

{ Bibliographie }

Un nouvel art de militer de Cyril Cavalié et Sébastien Porte

Rubrique :{ Bibliographie }

Ils sont le visage de la contestation des années 2000. Jeudi Noir, Déboulonneurs, Brigade activiste des clowns, Désobéissants, Anonymous… au-delà des formes traditionnelles que sont la grève ou la manifestation, une nouvelle génération de militants est apparue dans l’espace médiatique et agite régulièrement le cours de l’actualité. Chez eux, pas de chef, pas de violence, pas de longs discours théoriques, mais un goût prononcé pour l’humour et les mises en scènes spectaculaires, et un sens manifeste de la créativité dans l’action. Qu’ils soient légaux ou non, tous les moyens sont bons pour frapper les esprits.
Issues des traditions de la désobéissance non-violente et de la mouvance alter, ces tactiques ne sont certes ni inédites ni exclusives, mais elles ont réussi à s’imposer avec force dans le paysage des pratiques militantes. Dans un contexte de remise en cause des organisations classiques et des idéologies globalisantes, où l’image et Internet occupent une place de plus en plus centrale dans la circulation des idées, elles sont aussi un symptôme de l’entrée des mouvements sociaux dans l’ère de la communication et de l’atomisation des comportements. A la structure verticale de la hiérarchie s’est substituée l’horizontalité du réseau. A l’utopie incertaine d’un bouleversement radical de société se sont substituées les opérations « coup de poing » pour le changement ici et maintenant.

Un nouvel art de militer propose une visite vivante et colorée de ces réseaux activistes. A la manière du reportage, l’ouvrage restitue en photos et en mots le récit des actions les plus mouvementées. On y croise des clowns sous-marins, des sauveteurs de riches, des barbouilleurs d’enseignes, des planteurs sauvages de tournesols… tous réunis dans une même esthétique. En mettant tour à tour en évidence les causes auxquelles ils s’attachent (précarité, écologie, publicité, contrôle sécuritaire…), le livre invite aussi à une réflexion de fond sur notre modèle de société, dont il brosse un état des lieux critique et inquiétant.

Le site du livre

Agenda des rencontres avec les auteurs

Editions Alternatives, octobre 2009

Au temps des catastrophes : Résister à la barbarie qui vient de Isabelle Stengers

Rubrique :{ Bibliographie }

Nous avons changé d’époque : l’éventualité d’un bouleversement global du climat s’impose désormais. Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne sont plus des problèmes pouvant être traités de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l’atmosphère, les sols. Il ne s’agit pas d’un ” mauvais moment à passer ” avant que tout redevienne ” normal “. Nos dirigeants sont totalement incapables de prendre acte de la situation. Guerre économique oblige, notre mode de croissance actuel, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n’est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui lui est apportée - l’abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l’abri - apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d’une Nouvelle-Orléans à l’échelle planétaire. Mais dénoncer n’est pas suffisant. Il s’agit d’apprendre, et cela à toute échelle, à briser le sentiment d’impuissance qui nous menace, à expérimenter la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme. Ce sont les chemins de cette alternative qu’explore Isabelle Stengers dans cet essai novateur.

Éditions La Découverte, 2009

La stratégie du choc. Montée d’un capitalisme du désastre de Naomi Klein,

Rubrique :{ Bibliographie }

Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux – Abou Ghraïb ou Guantánamo – aujourd’hui ?
Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un “capitalisme du désastre”.
Approfondissant la réflexion militante entamée avec son bestseller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme toutpuissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.

Editions Actes Sud, 2008

Rencontre avec Naomi Klein lors de son passage à Paris

Jardins partagés : Utopie, écologie, conseils pratiques de Frédérique Basset, Laurence Baudelet, Alice Le Roy et Pierre-Emmanuel Weck

Rubrique :{ Bibliographie }

Les jardins partagés représentent une innovation dans l’horizon très minéral de nos villes. Dans ces espaces à taille humaine, parenthèses de verdure dans un paysage de plus en plus aseptisé, on sème, plante, bine, arrose, mais avant tout, on cultive l’échange et la solidarité. Toutes les générations s’y retrouvent, celles qui ont encore le souvenir de leurs racines rurales et celles qui l’ont perdu. Le jardin devient un laboratoire de petites utopies, où l’expérimentation environnementale va de pair avec la convivialité et la créativité. Cet ouvrage reflète le foisonnement des expériences, la diversité des histoires de jardins et la richesse des parcours de jardiniers, grâce à de nombreux témoignages, recueillis dans toute la France. Le citoyen en herbe pourra y puiser l’inspiration et toutes les informations utiles pour se lancer dans l’aventure.

Éditions Terre Vivante, 2008

Storytelling de Christian Salmon

Rubrique :{ Bibliographie }

storytelling.jpgLa machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits.
Depuis qu’elle existe, l’humanité a su cultiver l’art de raconter des histoires, un art partout au cœur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l’appellation anodine de « storytelling » : celui-ci est devenu une arme aux mains des « gourous » du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. Derrière les campagnes publicitaires, mais aussi dans l’ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling.
C’est cet incroyable hold-up sur l’imagination des humains que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d’une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling : le marketing s’appuie plus sur l’histoire des marques que sur leur image, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s’entraînent sur des jeux vidéos conçus à Hollywood et les spins doctor construisent la vie politique comme un récit…
Christian Salmon dévoile ici les rouages d’une « machine à raconter » qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Ce « nouvel ordre narratif » va au-delà de la création d’une novlangue médiatique engluant la pensée : le sujet qu’il veut formater est un individu envoûté, immergé dans un univers fictif qui filtre les perceptions, stimule les affects, encadre les comportements et les idées…

Éditions La Découverte, mai 2007

Petit traité de la décroissance sereine de Serge Latouche

Rubrique :{ Bibliographie }

” La décroissance n’est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d ” a-croissance “, comme on parle d’athéisme. C’est d’ailleurs très précisément de l’abandon d’une foi ou d’une religion (celle de l’économie, du progrès et du développement) qu’il s’agit. S’il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d’être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d’imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une “société de décroissance”. “

Mille et une Nuits, 2007

Éloge du conflit de Miguel Benasayag et Angélique del Rey

Rubrique :{ Bibliographie }

elogeconflit.jpgDans les sociétés occidentales hyperformatées, l’idée même du conflit n’a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l’intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l’« anormal ». Dans cet essai iconoclaste et bienvenu, Miguel Benasayag et Angélique del Rey explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie.
En refoulant les conflits, nos contemporains se laissent envahir par l’idéal de la transparence : toute opacité dans leurs relations devrait être éradiquée, car elle impliquerait l’altérité et, donc, l’ennemi potentiel. Une illusion dangereuse, à laquelle peuvent aussi succomber certains contestataires qui critiquent le système avec ses propres catégories : au lieu de s’affirmer comme des « autres », sujets d’une multiplicité subversive, ils s’en tiennent à revendiquer des droits, confortant l’idée que les « valeurs » de l’idéologie dominante sont nécessairement désirables par tous.
Analysant les différentes dimensions du conflit – entre nations, dans la société ou au sein même de l’individu –, les auteurs mettent à jour les ressorts profonds de la dérive conservatrice des sociétés postmodernes. Ils démontent aussi bien les illusions de la « tolérance zéro » que celles de la « paix universelle » : nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c’est mettre en danger la vie. Le refoulement du conflit ne peut conduire qu’à la violence généralisée, et l’enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l’assomption du conflit, « père de toutes choses » selon Héraclite.

Editions La Découverte, 2007

Devenir média, l’activisme sur Internet entre défection et expérimentation de Olivier Blondeau et Laurence Allard

Rubrique :{ Bibliographie }

La politique sortira-t-elle indemne de sa confrontation à Internet ne servant qu’à ” outiller ” la démocratie ? Au-delà d’une approche étroite pour laquelle un outil technologique ou un média viserait à ” ré-enchanter la démocratie “, ce livre tente de montrer qu’Internet apparaît surtout comme un espace d’expérimentation politique articulant constamment ” la rue et le cyberespace “. Pour toute une série d’activistes de par le monde, tous orphelins de la politique (altermondialistes, militants de la cause des sans-papiers, mouvements écologistes et anti-consuméristes, activistes de l’anti-copyright ou du logiciel libre, etc.), Internet constitue un véritable laboratoire dans lequel on cherche moins à ” faire mal ” et à ” faire nombre ” qu’à ” faire sens “. Ce laboratoire d’expérimentation politique - dans lequel chacun cherche à ” maîtriser sa parole de bout en bout ” - permet de renouveler les causes, de reconfigurer les répertoires d’action de l’action politique, leurs intrigues narratives et leurs dramaturgies esthétiques au point que l’on peut parler d’un véritable ” médiascape ” dans lequel se construit un nouvel imaginaire politique à l’échelon mondial. Croisant les apports de la science politique et de la communication, de la sociologie pragmatique et des théories critiques de l’action collective, cette somme s’attache à récapituler les grandes étapes de l’activisme sur Internet au cours des dix dernières années (1995-2005) dans différentes régions du monde et à les situer dans leurs héritages culturels et historiques, du cinéma expérimental aux expériences des radios pirates en passant par les tactical media ou les situationnistes.

Éditions Amsterdam, 2007

Le site du livre

Libération et ses fantômes de Eric Aeschiman

Rubrique :{ Bibliographie }

libefantomes.jpgPorté à la vie par le sourire de Mai 68, Libération partage avec la gauche française la plupart de ses contradictions. Entre nostalgie de la révolution et deuil des idéologies, le destin et les tourments actuels du quotidien forment un résumé de ces quarante dernières années. Fidèle autant qu’infidèle, il est à la fois le journal qui perpétue le souvenir de la révolte et celui qui en a enterré les espoirs. Si son “style” est un hommage constant aux événements qui l’ont vu naître, c’est au prix d’un renoncement qui n’a pas dit son nom et qui revient hanter sa conscience aujourd’hui. Comment en finir avec les fantômes ?

Editionsdu Seuil, 2007

Médias et mobilisations sociales : La morgue et le mépris ? par Henri Maler, Mathias Reymond, et Mathieu Colloghan

Rubrique :{ Bibliographie }

mediasacrimedpg.jpgEn 1995, la quasi-totalité des grands médias ont soutenu “la réforme” de la Sécurité sociale. En 2001, ils ont salué “la réforme” du statut de la SNCF. En 2002, ils ont apprécié “la réforme” du statut des intermittents. En 2003, ils se sont félicités de la “réforme” des retraites. En 2005, ils ont beaucoup aimé le “contrat nouvelle embauche”. Et si, en 2006, ils ont moins apprécié le “contrat première embauche”, c’est surtout parce qu’il avait été mal négocié.
Ainsi, depuis plus de dix ans, les mobilisations sociales qui contestent “les réformes” imposées par les gouvernements n’ont pas l’heur de plaire à la quasi-totalité des présentateurs, des éditorialistes et des chroniqueurs qui trônent au sommet du journalisme. Le livre analyse les discours et les pratiques qui témoignent de ce déplaisir et exhibent morgue libérale et mépris social. À lire et à entendre les maîtres-tanceurs qui orchestrent l’information, les acteurs de ces mobilisations, quand ils ne souffrent pas de troubles mentaux, n’obéiraient qu’à des mobiles irrationnels. Les grèves et les manifestations seraient le fait de fauteurs Je trouble à l’ordre public et de preneurs d’otage. Le livre démonte, sur la base d’une large documentation, ces figures du discours dominant.
Les tentatives de rendre compte des mobilisations sont prisonnières de formats et de pratiques (portraits, micros-trottoirs, etc.) qui réduisent l’expression des grévistes et des manifestants à celle de leur malaise: simples témoins individuels des mobilisations dont ils sont les acteurs collectifs. Le livre montre comment le journalisme d’enquête, quand il existe (et il existe…). est minoré et défiguré.

Editions Syllepse, 2007

NaviGation

Les Recherches

LienS

Les Editions Les Petits Matins

L'Administration

Attention : Il est fortement déconseillé de visiter ce site avec Internet Explorer à cause de Bugs et de problèmes d'affichages. Utilisez plutôt Firefox (sécurisé, performant, libre et gratuit). X