Les Nouveaux Militants

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{ Bibliographie }

Attac, la politique autrement ? : Enquête sur l’histoire et la crise d’une organisation militante de Raphaël Wintrebert

Rubrique :{ Bibliographie }

attacpoli.jpgDepuis 1998, ATTAC s’est imposée comme un acteur incontournable en France, en défendant une nouvelle façon de “faire de la politique “. Groupe de contre-expertise économique et financière, ATTAC est vite devenue un mouvement de masse, reconnu aussi bien politiquement que médiatiquement. Cette phase d’expansion a transformé ses modes de fonctionnement interne et ses champs d’intervention, tout en soulevant de nombreuses questions : quelle est la place d’ATTAC au sein du mouvement altermondialiste ? Quels rapports entretient-elle avec les acteurs politiques traditionnels, partis politiques et syndicats? ATTAC représente-t-elle un nouveau modèle d’organisation politique? Quelle est, en définitive, son identité ? Pour répondre à ces questions, Raphaël Wintrebert s’est plongé dans l’histoire d’ATTAC, depuis l’éditorial d’Ignacio Ramonet dans Le Monde diplomatique en décembre 1997 jusqu’à la crise majeure qui a menacé son avenir en 2005-2006. Grâce à une enquête approfondie et sans esprit de polémique, il analyse les logiques de pouvoir à l’ouvre et les conflits de légitimité au sein d’une association soucieuse de démocratie. Il montre en particulier le processus, souvent conflictuel, par lequel les militants et comités locaux ont progressivement acquis plus de poids politique au niveau national, remettant ainsi en cause le rôle des fondateurs historiques. Un ouvrage de référence qui sera particulièrement utile aux militants d’ATTAC, mais aussi à l’ensemble du mouvement altermondialiste et aux acteurs de la “recomposition de la gauche “.

Editions La Découverte, 2007

Les passions tristes, souffrance psychique et crise sociale de Miguel Benasayag, Gérard Schmit

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passionstristes.jpgDepuis plusieurs années, les services de psychiatrie et les psychanalystes sont confrontés à un afflux croissant de jeunes en souffrance psychique. C’est ce constat alarmant, pourtant largement ignoré des médias, qui a conduit Miguel Benasayag et Gérard Schmit, s’appuyant sur une longue expérience clinique en pédopsychiatrie, à écrire ce livre. Un constat qui est aussi un cri d’alarme : le dispositif de soins destiné à répondre à cette souffrance n’est plus adapté. Par manque d’effectifs, bien sûr, mais surtout parce que les techniques classiques de prise en charge psychothérapeutique sont de moins en moins à même de répondre à ces nouvelles pathologies. Pour les auteurs, l’explosion de la demande de soins est en fait le symptôme d’un profond malaise culturel, d’une époque submergée par la tristesse, une tristesse qui traverse toutes les couches sociales. En expliquant les racines profondes de ce malaise social et ses effets sur les individus, les auteurs proposent des pistes nouvelles pour penser de nouvelles pratiques cliniques. Et pour aider ces milliers de familles et de jeunes, qui vivent souvent leurs difficultés de manière dramatique, car ils restent isolés

Editions La Découverte

Révolte consommée de Joseph Heath et Andrew Potter

Rubrique :{ Bibliographie }

couv-revolte-consommee.jpg“Dans ce livre, nous avançons l’idée que si des décennies de rébellion contre-culturelle n’ont rien changé, c’est parce que la théorie de la société sur laquelle repose l’idée contre-culturelle est fausse”. Joseph Heath et Andrew Potter proposent une analyse à la fois précise et passionnante des mouvements culturels de la société de consommation de ces trente dernières années, mouvements qui se veulent radicaux et rejettent en bloc le système et par conséquent, la participation à la démocratie politique. De la naissance de la contre-culture à son institutionnalisation, les deux essayistes mettent à nu les mécanismes de récupération par le capitalisme de ces mouvements anticonsommations dont l’émergence a eu pour résultat de créer de nouveaux marchés et de renforcer le système, au lieu de combattre ses perversions et ses excès. A la fois histoire de la pop culture, manifeste politique et analyse sociale, cet essai propose un vrai débat, s’amuse à remettre en question les personnalités les plus médiatiques de la contre-culture ( Michael Moore, Naomi Klein… ) mais surtout, invite le lecteur à trouver de nouvelles pistes de réflexion.

Editions Naïve

Pourquoi se mobilise-t-on ? de Daniel Cefaï

Rubrique :{ Bibliographie }

couv-cefai.jpgPourquoi se mobilise-t-on ? L’un des traits propres aux régimes démocratiques est que leurs citoyens disposent d’un droit de regard sur les affaires publiques et, en contrepoint des élections, d’un droit à la critique et à la révolte. Ils discutent, s’associent, s’organisent. Ils constituent des collectifs, revendiquent dans l’espace public, passent des alliances avec partis et syndicats et entrent en conflit avec les pouvoirs établis. Mais qu’est-ce qui les y pousse ? La mobilisation a un coût en énergie et présente des risques, y compris financiers. Pourquoi ne pas laisser les autres se mobiliser à notre place ?
Ce livre propose une cartographie de l’état des savoirs sur l’action collective, à partir de tout ce qui a été écrit sur le sujet depuis plus d’un siècle, sur les deux rives de l’Atlantique. L’histoire commence avec les travaux sur les foules et les publics de Tarde et Le Bon, à la fin du XIXe siècle. L’auteur exhume la tradition du comportement collectif née à Chicago dans les années 1920. Il montre le virage accompli par Touraine et Melucci au moment de l’émergence des nouveaux mouvements sociaux – étudiant, féministe, éco-logiste… – dans les années 1960 et 1970. Il passe en revue les théories de l’action rationnelle, les modèles du processus politique et les analyses des réseaux et des organisations, qui prédominent aujourd’hui. Et il propose de nouvelles perspectives, inspirées de la sociologie culturelle nord-américaine et de la microsociologie de Goffman. Un ouvrage indispensable à tous ceux qui s’intéressent aux mouvements sociaux de notre temps.

Editions La Découverte – Mauss, 2007

Télé Millevaches

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tele1000.jpgCe livre raconte l’histoire de Télé Millevaches, une télévision locale qui, parmi les premières en France, est aujourd’hui l’une des plus anciennes encore en activité, témoigne de l’appropriation par des habitants de l’outil télévisuel pour communiquer, échanger, montrer ce qui se fait sur leur territoire et porter une parole que les télévisions ignorent en général.
Télévision de proximité, de pays, associative, de quelque façon qu’on l’appelle. Télé Millevaches se raconte ici à plusieurs voix. Le récit de cette aventure, qui constitue la première partie de l’ouvrage, a été écrit par un des membres de l’équipe fondatrice et est complété par des entretiens avec des acteurs de cette histoire. La seconde partie resitue l’histoire de Téle-Millevaches dans celle, plus large, des télévisions de proximité en France et des évolutions télévisuelles depuis vingt ans.

Editions Repas, 2007

Engagés ! : Pour résister au vieux monde de Fabrice Colin

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engages.jpgEngagés! Ce titre aux allures de slogan désigne ces milliers de femmes et d’hommes qui se battent au quotidien pour maintenir vivantes les valeurs de la République de liberté, d’égalité et de fraternité. Au moment où l’individu contemporain est décrit comme replié sur lui-même, utilitariste et étranger aux autres, ce livre témoigne d’une renaissance des engagements politiques. Sous la plume de l’écrivain Fabrice Colin, huit ” engagés “, se battant pour la régularisation des familles sans papiers, la sauvegarde de la planète, l’égalité des chances ou les victimes du sida, racontent leur vie de militants : leurs combats et leurs blessures, leurs motivations, ce qui les indigne, le mythe du Grand Soir… Mais Engagés! raconte aussi ce qui les singularise : leur lucidité. Si, comme les militants traditionnels, ils ont des idéaux, aucun d’eux ne tourne ses rêves en réalité. Le monde meilleur auquel ils aspirent est un monde dans lequel le sens de leur vie ne se dérobera pas trop vite.

Editions L’Atalante, 2007

Comment les riches détruisent la planète de Hervé Kempf

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planetecopie.jpgNous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable.Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néo-libérale ne sait plus que s’auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

Editions du Seuil, 2007

On achète bien les cervaux, la publicité et les médias de Marie Bénilde

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Trop souvent, l’omniprésence de la publicité dans les médias est acceptée avec un mélange d’agacement et de fatalisme. Mais connaît-on le coût d’une telle résignation ?
Il est élevé : une information altérée au profit d’intérêts privés, une télévision soucieuse de « vendre du temps de cerveau humain disponible », une presse soumise aux exigences des annonceurs…
Pourtant, la publicité se présente comme un art, une culture, une machine à rêves. En réalité, elle façonne des besoins de consommation, véhicule des stéréotypes, alimente la course au productivisme. Et, désormais, elle recourt aux neurosciences pour installer ses « marques » dans nos consciences. Ses agences milliardaires en ont fait un pouvoir financier ; ses conseillers en communication, un pouvoir politique ; son influence sur la presse, un pouvoir médiatique. Bien plus qu’une émanation superficielle de l’ordre économique, la « pub » en est un rouage essentiel.

Raisons d’Agir, 2007

LQR, La propagande du quotidien d’Éric Hazan

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De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.
Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

Raisons d’Agir, 2006

La France rebelle : Tous les mouvements et acteurs de la contestation de Xavier Crettiez & Isabelle Sommier

Rubrique :{ Bibliographie }

frrebelle.jpgDe la tourmente du 21 avril au succès du 29 mai, des émeutes urbaines de novembre 2005 aux manifestations contre le CPE : les temps sont riches pour le scrutateur de la France rebelle, éprouvants pour la société. En cette année cruciale politiquement, alors que le pays semble suspendu à l’échéance présidentielle de 2007 - ou à l’attente d’une explosion sociale supérieure à celles que nous venons de connaître -, la cartographie des foyers et des acteurs de la rébellion est dense et notre choix celui de l’ouverture pour rendre compte de la pluralité et de la diversité des mouvements d’opposition. Des groupes conservateurs, voire réactionnaires, trouvent ici leur place aux côtés d’autres, de sensibilité et de projets diamétralement opposés, non pas dans un objectif d’amalgame ou de dénonciation, mais suivant le constat, dépourvu de tout jugement moral, de traits communs par-delà leur opposition de nature. Les uns comme les autres sont contestataires de règles du jeu communément admises et d’un ordre, au sens le plus large qui soit. Les mouvements utilisant la lutte armée, comme les nationalistes corses, figurent avec ceux qui privilégient les modes festifs. Grave ou légère, sombre ou souriante, majeure ou mineure, évidente ou limite, la rébellion est tout cela à la fois. Un outil précis, un ouvrage rédigé par une équipe de 27 chercheurs, une plongée dans les arcanes de la contestation pour penser la rébellion et son corollaire le politique.

Editions Michalon, 2006

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