{ Bibliographie }
No Conso de Paul Ariès
Rubrique :{ Bibliographie }
Paul Ariès, l’un des principaux théoriciens et acteurs du combat contre la malbouffe (la fin des mangeurs, DDB), contre la McDonaldisation (Les Fils de McDo, l’harmattan, Petit Manuel anti-McDo, Golias), contre l’agression publicitaire (Putain de ta marque ! , petit manuel antipub, Golias), en faveur de la décroissance (décroissance ou barbarie, Golias) prolonge dans ce nouveau pamphlet sa critique au vitriol de la société de consommation et sa recherche de nouveaux moyens d’émancipation.
Editions Golias, 2006
Altermondialistes, chronique d’une révolution en marche Hervé Lequeux, Alexandre Girod, Loïc Abrassart et Cédric Durand
Rubrique :{ Bibliographie }
On avait cru le capitalisme vainqueur par KO. Des intellectuels avaient proclamé la fin de l’histoire. Et voici qu’en 1999, lors de la ” bataille de Seattle “, le premier sommet de l’Organisation mondiale du commerce est mis en échec par quelques dizaines de milliers de manifestants et d’activistes. Depuis, le ” mouvement des mouvements “, l’altermondialisme, n’a cessé de se renforcer et d’essaimer à travers le monde. Contre-sommets, forums sociaux, pratiques militantes alternatives, apparition d’une nouvelle génération militante… Les altermondialistes ont bouleversé, à leur manière, le cours tranquille de la mondialisation néolibérale et renoué avec l’engagement militant sous de nouvelles formes. Photographies et textes s’assemblent dans cet ouvrage pour dresser le portrait de cette nouvelle utopie planétaire qui proclama un jour qu’” un autre monde est possible “.
Editions Alternatives,
Ecoliers, vos papiers ! Chronique d’une mobilisation exceptionnelle de Anne Gintzburger
Rubrique :{ Bibliographie }
Ils s’appellent Rachel, Jonathan, Kankou, Karina, Frida ou Claudio. Ils habitent Sens, Metz ou Orléans. Ils vivent et vont à l’école dans notre pays depuis des années. Pourtant ces enfants qui ont trouvé refuge en France sont en danger. Car ils sont enfants de sans-papiers. Et sur eux pèse chaque jour
la menace de l’expulsion. Décidé à durcir sa lutte contre l’immigration clandestine, le ministre de l’Intérieur veut doubler le nombre de reconduites à la frontière d’ici à la fin de l’année. Alors, pour défendre ces enfants, des collectifs de soutien se sont improvisés, ici dans une école, là dans un village. Et la résistance a fait tache d’huile. Elle est désormais incarnée par RESF, qui rassemble des professeurs, des parents d’élèves, des élus. Ensemble, ils bloquent les interventions de la police aux portes des écoles, et cachent parfois les enfants, au risque de devenir hors la loi. Face à la colère grandissante, Nicolas Sarkozy a annoncé fin octobre 2005 la suspension des expulsions d’élèves étrangers jusqu’à la fin de l’année scolaire. Mais après, que deviendront-ils ?
Editions Flammarion
Sois stage et tais-toi ! : La scandaleuse exploitation des stagiaires du Collectif Génération Précaire, Fanny Castel, Leila Chaibi
Rubrique :{ Bibliographie }
Estimés en France à 800 000 par an, les stagiaires constituent pour bon nombre d’employeurs - en entreprise, du monde associatif ou directement liés à l’Etat - une véritable armée de réserve, qualifiée, motivée et docile, qui vient concurrencer le bataillon déjà massif des chômeurs. Assurant en principe un complément de formation et une première prise de contact avec le monde du travail, le stage a été en effet très largement détourné de son usage pour devenir bien souvent une simple variable d’ajustement de la masse salariale. Quant au stagiaire, à la marge du marché du travail, sans ressources financières, il se trouve piégé dans un cercle vicieux : il doit faire des stages parce qu’il ne trouve pas d’emploi, et il ne trouve pas d’emploi parce que d’autres acceptent de faire en tant que stagiaires le travail de véritables salariés. C’est ce tabou du stage abusif que Génération précaire fait voler en éclats dans cet ouvrage incisif. A travers un parcours thématique - de l’offre de stage abusive à l’impasse de l’après-stage -, il propose un éclairage inédit de cette situation scandaleuse et interpelle les responsables politiques, syndicaux et universitaires, ainsi que les entreprises, en leur soumettant des propositions. Ce livre fait la part belle aux témoignages, car personne mieux que les stagiaires ne pouvait exprimer leurs doutes et leurs frustrations, mais aussi leurs espoirs.
Editions La Découverte, 2006
Alain Dister
Rubrique :{ Bibliographie }

Punk rocker ! Oh, hippies days ! Carnets américains 1966-1969, J’ai Lu, 2006. Riding with the wind, les années Jimi Hendrix, Galeirie du Jour, 2005. La Beat generation, la révolution hallucinée, Gallimard-Découverte, 1997
Syndicats de Christophe Soulard
Rubrique :{ Bibliographie }
Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly… s’expriment enfin ! À l’heure du CPE, à l’heure du renouveau syndical treize acteurs majeurs de ce milieu si méconnu se livrent et permettent une réflexion objective. Le syndicalisme français renvoie à des lieux communs, des stéréotypes bien ancrés dans la mémoire collective : archaïsme, corporatisme, grève, Marxisme, manifestation, défilé, slogans… Qu’en est-il vraiment ? Où en est le syndicalisme aujourd’hui ? Chiffon rouge et bête noire du progrès ? Freins à la réforme ? Dépositaires et défenseurs d’un équilibre social nécessaire ? Où en est le dialogue social, comment le faire évoluer ? Sans tabous et sans (trop de) langue de bois, les principaux leaders syndicaux actuels livrent leurs sentiments.
Editions Ellébore, 2006.
Mécréance et discrédit de Bernard Stiegler
Rubrique :{ Bibliographie }
Dans son analyse de l’esprit du capitalisme, Max Weber posait en principe que celui-ci ne se développerait que comme désenchantement et rationalisation de la , société - cette rationalisation étant alors entendue au sens de l’application du calcul à toutes les activités humaines.
Le capitalisme est aujourd’hui devenu planétaire, et il semble bien que le processus que décrivait Weber est arrivé à son terme. Or, comme résultat de la rationalisation, ce terme paraît condamné à s’effondrer dans l’irrationnel le plus inquiétant. Il engendre une misère spirituelle (une paralysie des fonctions de l’esprit humain) d’où a disparu la raison comme motif d’espérer: comme ” règne des fins “, selon l’expression de Kant. Comme disparition de tout horizon d’attente - de toute croyance, religieuse, politique, ou libidinale, quelle soit amoureuse, filiale ou sociale, constituant le tissu des solidarités sans lesquelles aucune société n’est possible, ce qu’Aristote nommait la philia-, le désenchantement absolu frappe en particulier ceux qui pensent ne plus rien avoir à attendre du développement des sociétés hyperindustrielles. Ces désespérés sont des ” desperados “, et ils seront de plus en plus nombreux. Or, n’avoir plus rien à attendre signifie tout aussi bien n’avoir plus rien à craindre, ce qui est également le sens de l’elpis grecque: attente qui est porteuse à la fois de l’espoir et de la crainte. Dans le désespoir, il n’y a plus de crainte - et les mécanismes de répression, qui prolifèrent pour tenter de colmater les effets de la perte d’autorité qu’est aussi la perte d’esprit, sont de moins en moins efficaces. Car finalement, ils engendrent de plus en plus le contraire de ce pour quoi ils sont faits - et sous des formes extrêmes, et totalement irrationnelles, c’est-à-dire imprévisibles. C’est ce qui advient en ce moment, et c’est une très mauvaise nouvelle : l’hyperpuissance du système technique de l’époque hyperindustrielle ne peut demeurer puissante que pour autant qu’y règne une confiance ordinaire que l’irrationalité destructrice engendrée par la liquidation du règne des fins ne peut que ruiner. La confiance est le préalable du fonctionnement de l’hyperpuissance: dès lors que celle-ci est perdue, l’hyperpuissance se renverse en hypervulnérabilité et en impuissance. La perte des motifs d’espérer se répand alors à tous comme une maladie contagieuse. Ce tous n’est plus un nous : c’est une panique.
Editions Galilée, 2004 et 2006
Libération de Sartre à Rothschild de Pierre Rimbert
Rubrique :{ Bibliographie }
Fondé par Jean-Paul Sartre en 1973, pour « donner la parole au peuple », Libération est passé en 2005 sous le contrôle du banquier d’affaires Édouard de Rothschild.
Ces noces de la presse et de l’argent n’éclairent pas seulement le sort des journaux français livrés aux industriels. Libération fut aussi le laboratoire d’une métamorphose. Celle d’une gauche convertie au libéralisme dans les années 1980, et qui dissimule son conformisme économique derrière un rideau d’« audaces » culturelles.
Au-delà de l’analyse d’un cas exemplaire, ce livre examine les ressorts d’une révolution conservatrice dans la vie intellectuelle française.
Raisons d’Agir, 2005
Oeuvres complètes de Ivan Illich
Rubrique :{ Bibliographie }
” Ivan Illich a été à l’origine de débats célèbres dont le thème était la contre-productivité des institutions modernes au-delà de certains seuils, les institutions productrices de services, comme les écoles, les autoroutes et les hôpitaux, éloignent leurs clients des fins pour lesquelles elles ont été conçues. Ivan Illich fut le plus lucide des critiques de la société industrielle. II voulut en écrire l’épilogue et il le fit. Jadis fameuses en France, les “thèses d’Illich” ont peut-être été oubliées, mais jamais elles n’ont été infirmées. Après elles, la société industrielle a perdu toute justification théorique. Elle ne tient debout que grâce à l’hébétude de ses membres et au cynisme de ses dirigeants. Toutefois, plutôt que de débattre des thèses qui la dérangent, l’huître sociale s’en est protégée en les isolant. II est temps d’affirmer que l’œuvre d’Illich n’est pas une perle rare mais une réflexion fondée sur un solide sens commun. II faut briser la gangue dans laquelle elle a été enfermée afin de libérer son inquiétant contenu. Alors que tous les bien-pensants croyaient encore aux promesses du développement, Illich montra que cette brillante médaille avait un revers sinistre : le passage de la pauvreté à la misère, c’est-à-dire la difficulté croissante, pour les pauvres, de subsister en dehors de la sphère du marché. Ses livres vinrent secouer la soumission de chacun au dogme de la rareté, fondement de l’économie moderne. ” Ce volume comprend : Libérer l’avenir, Une société sans école, Énergie et équité, La Convivialité et Némésis médicale.
Éditions Fayard, 2005
Le temps de l’antipub de Sébastien Darsy
Rubrique :{ Bibliographie }
Le temps de l’antipub est-il advenu ? L’omniprésence de la publicité est de plus en plus critiquée. On lui reproche non seulement d’agir sur l’esprit et l’inconscient du consommateur, mais aussi d’influencer la vie politique, culturelle et sociale. Sébastien Darsy répertorie, maints exemples à l’appui, les multiples formes que revêt la “communication commerciale”. Il dresse également un panorama des différents mouvements antipublicité agissant à Paris et ailleurs. Qu’il s’agisse de mouvements pour sauvegarder le paysage, de collectifs indépendants ou d’altermondialistes déclarés, tous amorcent une prise de conscience essentielle et tentent de limiter l’influence publicitaire. Pertinent et bien documenté, Le Temps de l’antipub, issu de plusieurs années d’observation, d’enquêtes et d’interviews sur le terrain, nous éclaire sur l’un des faits de société actuels les plus sujets à controverse.
Editions Actes Sud, 2005
