Les Nouveaux Militants

Le site du livre “Les Nouveaux Militants”

{ Bibliographie }

La Blessure d’Élisabeth Perceval, préface de Nicolas Klotz, avec des textes de Jean-Luc Nancy, Antoine Decourcelle et Silvain Gire

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La blessure, c’est celle que la Police des frontières de Roissy inflige à Blandine alors qu’elle résistait à son réembarquement vers le Congo-Kinshasa, dans le film de Nicolas Klotz. Mais c’est aussi la blessure antique qui travers tous les peuples déplacés. Elisabeth Preceval a écrit le scénario de ce film depuis l’expérience de ses rencontres avec de nombreux demandeurs d’asile et l’écoute de leurs témoignages : les humiliations, les corps blessé échoués dans ces lieux de non-droit que sont les zones d’attente des aéroports, la vie dans les squats aux fenêtres murées, la douleur d’être rejeté par la France qu’ils voyaient comme une terre d’accueil.

Les Petits Matins en coédition avec ARTE Éditions, 2005

Militer aujourd’hui de Spyros Franguiadakis, Jacques Ion et Pascal Viot

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Militer. Ce verbe a-t-il encore un sens dans le monde d’aujourd’hui, déserté, rappelle-t-on à l’envi, par les grandes idéologies qui structuraient, hier encore, notre espace politique ? En dépit des augures qui, à intervalles réguliers, annoncent la fin des militants, on s’engage encore aujourd’hui, mais peut-être plus comme hier.
De l’écologie à l’humanitaire, de la mobilisation des malades à celle des chômeurs et des « sans », par delà la diversité des causes, se dessine un objectif commun : faire évoluer les choses à court terme. Autrement dit, l’action immédiate est devenue centrale, et modèle les formes d’organisation : les militants se mobilisent dans des opérations « coups de poing », font du bruit, médiatisent leurs causes pour obliger la sphère politique à parer à l’urgence, à changer le droit. Car l’idéal d’un avenir meilleur n’a pas forcément disparu.
Oui, militer a encore du sens aujourd’hui, d’autant qu’on s’engage rarement pour une seule cause : on peut être syndicaliste, adhérent d’un parti politique et membre d’ATTAC, manifester avec les comités de chômeurs et s’attaquer aux OGM, se battre avec les Restos du cœur ou se mobiliser contre le SIDA ; et s’investir différemment dans chacun de ces lieux. Le verbe militer se conjugue désormais au pluriel.
Les auteurs de cet essai dressent un état des lieux des formes de l’engagement, s’intéressant prioritairement à la façon dont on est militant aujourd’hui, au comment plutôt qu’au pourquoi. Une enquête précise et éclairante, qui bat en brèche nos idées toutes faites sur un monde qui serait promis au désenchantement.

Editions Autrement, février 2005

Les robins des bois de l’énergie de Sophie Béroud

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couv-beroud.jpgLa mobilisation des agents d’EDF et GDF contre le changement de statut de leurs entreprises a atteint, en mai et juin 2004, une très forte intensité. Dynamique, porté sur tout le territoire par différentes catégories d’agents, ce mouvement entendait interpeller à la fois les autorités publiques mais aussi les citoyens sur le sens d’une privatisation, à terme, d’entreprises publiques aussi performantes qu’EDF et GDF Les opérations baptisées ” Robin des bois ” ont ainsi eu pour but affiché de rétablir le courant dans des foyers qui en étaient privés ou de baisser le prix de l’électricité. Dans son ensemble, ce mouvement a posé la question non pas de la légalité des actions menées, mais bien de la légitimité de décisions prises à l’encontre des intérêts aussi bien des usagers que des salariés.
Construit à partir d’une quarantaine d’entretiens approfondis, réalisés durant le mouvement auprès d’agents d’EDF et de GDF, grévistes ou non grévistes, syndiqués ou non syndiqués, novices dans le métier comme plus anciens, cet ouvrage entend restituer une parole plurielle et pose la seule question qui vaille: ” Dans quelle société voulons-nous vivre? “

Le cherche midi, 2005

Syndicats : lendemains de crise ? de Jean-Marie Pernot

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syndicatscrise.jpgNombreux sont ceux qui ont voulu expliquer la crise ouverte dans le syndicalisme français depuis la fin des années 1970. Jean-Marie Pernot éclaire d’une perspective nouvelle la décomposition et la fragmentation syndicales, en reconduisant le moment présent aux conditions historiques qui l’éclairent, mais également en comparant le cas français aux autres pays d’Europe. Il ressort qu’il y a, depuis une quinzaine d’années, une perte générale d’efficacité du syndicalisme partout dans le monde et singulièrement en Europe qui en fut le berceau. Pris dans ce mouvement d’ensemble, le syndicalisme français a connu un affaiblissement plus précoce et plus radical qu’ailleurs. La désaffection à l’égard du syndicalisme a été amplifiée par cette guerre de tous contre tous à quoi se ramènent trop souvent les relations intersyndicales. Cette singularité, radicale, distingue le syndicalisme français de tout autre. Surtout, le syndicalisme ne peut être isolé de ses interactions prolongées avec d’autres acteurs - le patronat, l’Etat. Or, sous l’essor des politiques néolibérales, l’Etat a modifié les règles du partenariat social. Il n’y a certes pas de raison unique à un phénomène de crise aussi durable; mais dans la pluralité des causes, cette part prise par l’Etat dans la régulation du social est essentielle. De quoi demain peut-il être fait ?

Editions Gallimard, 2005

Les Yes Men : Comment démasquer (en s’amusant un peu) l’imposture néolibérale ! de Mike Bonanno et Andy Bichlbaum

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yesmenlivre.pngLes Yes Men : derrière cette étrange appellation se cachent deux guérilleros américains des temps modernes, deux bluffeurs de génie qui ont décidé, un beau jour, de mettre leur grain de sable dans la belle mécanique de la globalisation.
L’aventure commence en 1999 quand, deux semaines avant l’ouverture du sommet de Seattle, les deux amis fabriquent un vrai faux site officiel de l’OMC et… répondent aux questions qui leur sont adressées par les ministres et les juristes de tous les pays, qui n’y voient que du feu ! Imposteurs professionnels, ils vont alors se débrouiller pour se faire inviter dans des colloques très officiels en tant que représentants de l’OMC. Avec le plus grand sérieux, ils multiplient les allocutions les plus délirantes, poussant jusqu’à l’absurde les principes néolibéraux qui gouvernent l’économie mondiale, devant des parterres d’officiels… qui les applaudissent ! À coups de communiqués de presse et de participations à des talk shows très sérieux sur les chaînes de télévision, ils tournent ainsi en dérision la « novlangue » du néolibéralisme.
Ce livre raconte, en images, les aventures de ces deux militants facétieux qui pratiquent ce qu’ils appellent la « correction d’identité » ou l’art de caricaturer et de détourner le discours des vrais imposteurs qui nous gouvernent.

Editions La Découverte

La sorcellerie capitaliste, pratiques de désenvoûtement de Philippe Pignarre et Isabelle Stengers

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C’est entendu : il existe une horreur économique. Mais la dénoncer ne suffit pas : si la dénonciation était efficace, il y a longtemps que le capitalisme aurait disparu… Les auteurs appellent « capitalisme » ce système qui nous saisit à travers des alternatives infernales, du type : « Si vous demandez des droits supplémentaires, une augmentation de salaire, vous favorisez les délocalisations et le chômage. » Comment ne pas être paralysé ? D’autres peuples ont appelé cela un système sorcier. Et si ce n’était pas une métaphore ? Et si c’était même le meilleur nom que l’on pouvait donner à la prise que le capitalisme exerce sur nous, nous aidant, du coup, à réfléchir aux manières dont nous pouvons avoir prise sur lui ? Pourquoi avons-nous été si vulnérables à un tel système ? Comment se protéger ? Certaines idées de gauche, et d’abord la croyance dans le « progrès », n’auraient-elles pas donné au capitalisme le moyen de nous rendre impuissants ? Ce livre s’adresse à celles et ceux qui refusent la résignation. Il affirme l’importance politique de l’action de collectifs capables de créer de nouvelles manières de résister à ce que nous subissons, et la nécessité d’une culture d’apprentissage et de relais, car nous avons besoin des savoirs que produit et demande la construction de tels collectifs. C’est par la question pragmatique « comment faire prise » que les auteurs prolongent le cri lancé à Seattle : « Un autre monde est possible ! »

Editions La Découverte, 2005

Démarque toi ! petit manuel anti-pub de Paul Ariès

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La publicité ne sert pas seulement à vendre des lessives, elle transforme nos façons de penser et de vivre et elle pollue nos rêves. La pub contre les femmes, contre la planète, contre les enfants, l’économie, la politique… Autant d’arguments qui changeront votre regard sur la publicité. À dévorer selon sa curiosité et les besoins de son combat.

Editions Golias, 2004

Les vivants et les morts de Gérard Mordillat

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couv-mordillat.jpgLui, c’est Rudi. Il n’a pas trente ans. Elle, c’est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout IL le monde l’appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême… Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l’usine ferme, c’est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s’embrase autour d’eux. A travers l’épopée d’une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d’amour d’un jeune couple emporté dans le torrent de l’histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d’une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques. Dans ce monde où la raison financière l’emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

Editions Calman Lévy, 2004

Abécédaire de l’engagement de Miguel Benasayag

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abecedaire.jpgAlternative, bonheur, capitalisme, dénonciation, engagement, fatigue, globalité, histoire, intellectuel, justice, liberté, manifestation, nihilisme, opinion, promesse, radicalité, sécurité, utopie, violence… Cet abécédaire voudrait redonner aux mots de l’engagement un peu de substance. Il voudrait pour cela les mettre en rapport avec ces nouvelles pratiques qui émergent aujourd’hui un peu partout. Face à l’immobilisme ou aux grands discours moraux, il nous invite à rompre avec ce sentiment d’impuissance qui nous conduit à la résignation permanente, à ” entrer en résistance “, à créer, à exister. ” Une foule de personnes se demandent aujourd’hui “que faire ?”. Il est urgent de rompre avec cette vision tout à fait imaginaire de nos vies : être un sujet devant une panoplie d’engagements possibles. L’aporie est alors indépassable : en tant que sujet sans lien aucun, je ne peux jamais agir. C’est aussi là que débute la militance triste. J’ai de l’argent, du temps, la santé, je pourrais aider tel parti, telles personnes… L’individu croit compter les forces dont il dispose pour ensuite s’investir dans la société. La vie est tout autre. Nous sommes toujours déjà engagés. “

Editions Bayard, 2004

Casseurs de pub, un pavé dans la gueule de la pub de Raoul Anvélaut, Paul Ariès, François Brune, Denis Cheynet, Vincent Cheynet, Philippe Laporte, Douglas Rushkoff, Pierre-Emmanuel Weck

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Nous ne voulons pas de “développement durable” ou de “croissance soutenable”, nous voulons une économie à finalité humaniste et prenant en compte les limites de la planète. Nous ne voulons pas les miettes du pain, nous voulons toute la boulangerie, le beurre, l’argent du beurre et le crémier…

Editions Parangon, 2004

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