{ Revue de presse }
Revue Partage
Rubrique :{ Revue de presse }La revue Partage, dans son dernier numéro, a publié des bonnes feuilles du livre Les Nouveaux militants, notamment le chapitre sur la désobéissance civile. Partage est une revue créée par Maurice Pagat, fondateur du mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).
Vivre FM 93.9
Rubrique :{ Agenda }, { Revue de presse }
Laurent Jeanneau, l’un des auteurs du livre, est invité vendredi 20 juin sur la radio Vivre FM à 8h39, sur 93.9.
Dissidences
Rubrique :{ Revue de presse }Note de lecture sur Dissidences
Laurent JEANNEAU, Lernould Sébastien, Les nouveaux militants , Paris, Les petits matins, 2008, 256 pages, 17 €. juin 2008*
Dans cet essai illustré d’un bon nombre de photographies en noir et blanc, les deux auteurs, journalistes, synthétisent le fruit de plusieurs années d’enquête parmi ceux qu’ils nomment « les nouveaux militants ». Avec moult entretiens et exemples vécus à l’appui, on (re)découvre donc les actions de collectifs anti pub (les Déboulonneurs), anti société de consommation, en lutte pour le droit au logement (Jeudi-Noir, les enfants de Don Quichotte) ou les droits des stagiaires (Génération précaire), contre les expulsions de sans papiers (RESF), ou tout simplement tournant en dérision le pouvoir (la BAC, Brigade activiste des clowns). Une galerie assez disparate, donc, qui réunit, selon les auteurs, des groupes soucieux d’actions médiatiques, pacifistes (négatif des autonomes) et réformistes, structurés de manière horizontale, dans la lignée de l’anarchisme individualiste.
Les origines de cette « mouvance », quelque peu forcée (peu de chose en commun entre RESF et la BAC, par exemple), sont à chercher du côté des situationnistes, des associations comme Act Up ou le DAL, et du monde anglo-saxon, comme pour les détournements de haut niveau des Yes Men . Ce « militantisme zapping », pour reprendre la formule du sociologue Jacques Ion, court toutefois le risque, outre d’être récupéré par les médias à leur profit -une intégration à la société du spectacle que relèvent les auteurs-, de favoriser la dispersion sans qu’une vision globale et des perspectives d’ensemble ne soient proposées ; au risque donc de ne pas avoir de lendemains, chantants ou non. D’où la conclusion qui appelle à une revivification du mouvement ouvrier par ces jeunes pousses.
L’opposition que présentent Jeanneau et Lernould entre cette génération d’activistes ponctuels et les militants professionnels de la génération 68, sans être nécessairement erronée, souffre néanmoins d’un manque criant de matière, au risque de virer au simplisme. En dehors d’un entretien avec Alain Ruscio et du roman de Olivier Rolin, Tigre en papier , rien n’est avancé pour évoquer le militantisme ancien style ! L’entretien avec Miguel Benasayag, placé en postface, approfondit la discussion sans la clore. Bien que le chercheur ait tendance à adopter une vision très manichéenne entre les « militants tristes », partisans d’une idéologie et d’un modèle d’avant-garde centralisée, pour lui nocifs, et les militants joyeux, il estime que la période actuelle est « (…) une époque obscure et que la question du dépassement du néolibéralisme ne peut pas se poser pour le moment. (…) Le triomphe mondial du néolibéralisme et de l’impérialisme fait que la tâche que nous avons est plus humble : il faut d’abord refonder le tissu social, refonder les réflexes sociaux, refonder une compréhension alternative de la vie » (p. 232), une façon de légitimer ces nouvelles manières de faire de la politique au sens le plus large.
Jean-Guillaume Lanuque
Politis.fr
Rubrique :{ Revue de presse }Génération coup de poing
Mathilde Azerot, Politis.fr
mardi 27 mai 2008
Une soixantaine de personnes ont assisté, le 19 mai, à la présentation de l’ouvrage Les nouveaux militants, dans les locaux du ministère de la Crise du logement, en présence du philosophe argentin Miguel Benasayag. Politis.fr était sur place.
« C’est une coïncidence. Ça n’a rien à voir avec les quarante ans de mai 68 », assure Laurent Jeanneau, journaliste et co-auteur des Nouveaux militants, avec Sébastien Lernould. Mais ça tombe bien. Car quelle meilleure occasion que celle de l’anniversaire de l’archétype du mouvement contestataire pour promouvoir un ouvrage consacré… aux nouvelles pratiques militantes ? Une aubaine. Présenté comme étant le fruit d’un travail journalistique, Les nouveaux militants ne prétend pas produire une analyse sociologique des mouvements contestataires. Il se lit comme on lit un -bon- reportage, illustré par un reportage-photo réalisé par Pierre-Emmanuel Weck, photographe et militant à ses heures. L’ouvrage brosse avec exhaustivité le paysage actuel des mouvements sociaux qui s’inscrivent pour la plupart dans la dynamique amorcée au printemps 2006 par le mouvement anti-CPE.
Qui sont ces « nouveaux » militants ? Des jeunes, passés maîtres dans l’art de la communication, affichant une propension à la surexposition médiatique, gage de l’existence et de la popularité de leurs revendications. Ils présentent une affection assumée pour le spectaculaire et les opérations coup de poing. Voilà pour l’essentiel. « Ils veulent inciter les politiques à faire leur travail, explique Sébastien Lernould, leur but est de changer la loi ». Et non pas de changer la face du monde. Il n’est plus question d’ériger des théories globales fondées sur des idéologies partisanes. « Dans les années 70, analyse Miguel Benasayag, qui s’exprime dans un entretien en postface du livre, le problème était que toutes les expériences de contre-culture ont été éclipsées par l’idée qu’il fallait prendre le pouvoir pour changer le monde. Qu’il fallait le changer par le haut. Cette hypothèse s’est épuisée, elle s’est cassée la gueule ». Exit donc le modèle de lutte traditionnel usité par leurs aînés, la nouvelle génération s’émancipe et aspire à une redéfinition des modes d’action collective.
« Il y a un pont avec la génération précédente, relève malgré tout Laurent Jeanneau, il y a une ressemblance sur la forme, mais une rupture sur le fond. On est face à des groupes monothématiques et pragmatiques qui n’attendent plus le grand soir ». Des jeunes de Génération précaire, mobilisés pour faire entendre la voix des stagiaires, à ceux du collectif Jeudi Noir, porte-parole des mal-logés, en passant par les Enfants de Don Quichotte ou par le Réseau éducation sans frontières, tous réclament à l’unisson la justice sociale. Mais à chacun sa cause.
A l’image de la BAC, la Brigade activiste des clowns qui sème le rire et remet la pitrerie au service de la subversion, ils sont inventifs, provocateurs, prônent la dérision et l’humour. L’engagement rime désormais avec plaisir et bonne humeur et non plus avec dévotion et « remise de soi ». Mais, prévient Miguel Benasayag, « il faut toujours éviter le simplisme et le spectaculaire. Vouloir la justice, c’est sérieux, on peut le faire dans la joie, mais c’est un boulot sérieux ». Derrière la mise en scène et une apparente légèreté de ton, c’est bien de combat politique dont il s’agit.
Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould, Les nouveaux militants, éditions Les petits matins, Paris, 2008, 17 euros. Photos de Pierre-Emmanuel Weck.
Les inrockuptibles
Rubrique :{ Revue de presse }Dans le numéro 649 des Inrockuptibles, sous le titre “Les nouvelles pratiques résistances”, un article, sur 5 pages, présente les nouvelles formes de contestation en citant et en s’appuyant largement sur le livre Les Nouveaux Militants.
“Quarante ans après mai 68, l’engagement concret d’une jeunesse pragmatique vient prendre le relais du militantisme idéologique.
Spectaculaires, ces actions volontiers provocatrices veulent marquer l’opinion et faire le 20 h.”
par Diane Lisarelli et Marie-Adelaïde Scigacz.
Semaine du 5 au 11 mai 2008.


